jeudi 30 juin 2016

Une journée internationale contre les ballerines

Une journée internationale contre les ballerines

Un appel à bannir les ballerines


Pas les danseuses en tutu : les chaussures plates. Une pétition potache appelle à les bannir, car jugées moches, odorantes et propices au célibat. 30 000 personnes ont déjà signer pour faire du 14 juillet une journée internationale.

Ah, la ballerine ! Elle en fait couler de la sueur et de l'encre, cette chaussure sans talon, à bouts ronds, décolletée sur le dessus, depuis son invention, en 1932 à Londres, par un certain Jacob Bloch. Il s'agissait alors d'une simple chaussure pour danseurs. Dans les années 50, la ballerine s'est imposée comme une véritable chaussure de ville, popularisée par les vedettes de cinéma chaussées en Chanel ou Repetto.

Une hérésie pour certains hommes, un brin machos, qui ne jurent que par les escarpins, censés souligner la silhouette féminine. Depuis quelques jours, des petits malins ont même lancé sur Facebook une pétition appelant à faire du 14 juillet une "journée internationale contre la ballerine", hissée au rang de "fléau de ce siècle qui hante nos vies", rien que ça.

L'argumentation est potache, un rien sexiste : "Par respect pour notre vue, notre odorat, ainsi que par respect pour vous Mesdames, cessez d'être têtues comme ça. En 2016 la ballerine est un gage de célibat, et un motif de rupture encore plus grave qu'une tromperie ! "

Ce jeudi, 33 000 personnes avaient déjà manifesté leur soutien à cette initiative.

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mercredi 29 juin 2016

Los Angeles : un stupéfiant toboggan en verre installé au 70ème étage !

Los Angeles : un stupéfiant toboggan en verre installé au 70ème étage !

Essai du skyslide. - Capture d'écran Youtube


Passer d’un étage à l’autre grâce à un immense toboggan en verre, c’est l’idée un peu folle des propriétaires de l’US Bank Tower. Haute de 300 mètres, cette tour érigée à Los Angeles est une des plus élevées des États-Unis. Comme le rapporte le site Slate, le bâtiment devrait désormais encore plus faire parler de lui…

Une vue à 360 degrés

Le Skyslide, un toboggan en verre long de 14 mètres, a été installé entre le 70ème et le 69ème étage pour permettre aux employés de descendre plus vite. Devant le succès de l’entreprise, les propriétaires ont finalement décidé d’ouvrir l’attraction au public samedi dernier. Pour 20 dollars, il est de possible de s'élancer dans le vide, bien installé sur un tapis, et de profiter de la vue à 360 degrés sur Los Angeles.

Le célèbre présentateur de la chaîne ABC Jimmy Kimmel a décidé d’envoyer son acolyte Guillermo tester le Skyslide. «Deux choses vont se produire à coup sûr : d’abord je vais fermer mes yeux, et puis je vais me faire dessus», a prévenu le cobaye, peu rassuré avant d’emprunter le toboggan…

mardi 28 juin 2016

Pourquoi tous les feux sont-ils rouges quand vous êtes pressé ?

Pourquoi tous les feux sont-ils rouges quand vous êtes pressé ?

En besoin permanent d'explication, l'être humain préfère souvent se fier à des théories fallacieuses plutôt que de chercher à analyser et expliquer les véritables causes des évènements. Quitte à être dans le faux.



Vous l'avez forcément constaté : c'est lorsque vous êtes le plus pressé que tous les feux de votre itinéraire sont rouges. Par ailleurs, votre file d'attente est systématiquement celle qui avance le moins vite, l'imprimante n'a plus de papier au moment exact où il ne vous manque plus qu'une page, votre téléphone sonne quand vous commencez à prendre votre douche, et bien entendu, c'est le jour où vous avez oublié votre parapluie qu'il se met subitement à pleuvoir comme jamais. Tout ces faits absolument indiscutables ne le sont en réalité pas tant que ça.

En effet, il s'agit là d'un tour de force de notre esprit, lequel à tendance à exagérer la relation de cause à effet entre deux événements qui se produisent en même temps. Ce phénomène, démontré par les psychologues L.J. Chapman et J.P. Chapman en 1967, a été baptisé "corrélation illusoire". En clair, il s'agit d'un mécanisme de pensée consistant à percevoir entre deux évènements un lien qui n'existe pas, ou qui est en réalité bien plus faible. Ces biais cognitifs sont tellement puissants qu'ils ne se contentent pas d’orienter notre jugement, mais influencent également notre comportement. L'exemple le plus frappant étant l'effet placebo, c'est-à-dire la légère amélioration que produit un médicament présenté au patient comme un traitement réel, mais ne contenant pourtant aucune substance pharmacologique. Ceci repose sur une illusion de corrélation entre la prise d’un médicament et le fait de sentir mieux.

Corrélation illusoire et confusion des sources

Pour prouver l'influence de la corrélation illusoire sur nos comportements, quatre chercheurs américains ont mené une série d'expériences dans les années 1980. Ils ont comparé trois groupes de volontaires. Le premier groupe consommait des boissons alcoolisées, le deuxième croyait en boire mais ne consommait en réalité qu'un cocktail sans alcool, et le troisième groupe consommait de l'eau gazeuse, en toute connaissance de cause. 

Les résultats montrèrent que le deuxième groupe se comportait de façon plus agressive et se disait plus excité sexuellement que ceux qui n'avaient bu que de l'eau. Ils n'avaient pourtant pas réellement consommé d'alcool, mais étaient victimes d'une illusion de corrélation : ils ont surestimé la fréquence des comportements agressifs et sexuels lors de la prise d'alcool, au point de s'imaginer eux-mêmes dans cette situation, alors qu'ils ne buvaient que de l'eau...

Outre l'exagération des relations entre les faits, la corrélation illusoire nous pousse également à confondre les effets et les causes d'un événement. L'exemple le plus cité est celui des antibiotiques, dont on dit qu'ils fatiguent. De fait, à chaque fois que nous en prenons, nous sommes fatigués. Seulement voilà, cette fatigue est due non pas aux antibiotiques eux-mêmes, mais à l'infection pour laquelle ils ont été prescrits. On parle alors de confusion des sources. Ces informations erronées, ces théories prêtes à emploi ont pourtant depuis longtemps été invalidées. Mais il semble bien que nous préférions les explications confirmant nos croyances à une réflexion ou à une recherche plus poussée. Cette paresse intellectuelle a cependant un effet pervers : bien souvent, elle entretient voire renforce clichés et stéréotypes.