mercredi 3 juin 2015

La poupée Nivea qui craint les coups de soleil

La poupée Nivea qui craint les coups de soleil

La firme allemande Nivea souhaite sensibiliser les enfants brésiliens aux dangers des ultraviolets à travers une poupée. En effet, celle-ci prend une teinte rouge si on ne lui applique pas de la crème solaire quand elle est exposée au soleil.

poupée Nivea

L'initiative vise à allier le ludique à l'amusement. Nivea a ainsi décidé de distribuer au Brésil une poupée qui prend des coups de soleil aussi vite que la peau humaine. L'idée est de sensibiliser les enfants aux dangers que représentent les rayons ultraviolets pour une peau non protégée. Ces "Nivea Doll" ont été pensées par la marque de cosmétique en collaboration avec l’agence de communication brésilienne FCB Brasil.

Ces poupées virent au rouge dès qu'elles sont trop exposées au soleil et donc aux rayonnements ultraviolets qu'il dégage. Et donc pour éviter que leur jouet tourne pivoine, les enfants doivent leur appliquer soigneusement de la vraie crème solaire. Du coup, il est plus facile pour les parents d'appliquer de la crème sur leurs bambins, les enfants s'identifiant facilement à leur poupée.
Et visiblement la stratégie a fonctionné: les petits de plus de trois ans qui ont reçu le kit Nivea Doll accompagné d’une crème solaire de la marque ont vite chouchouté leurs poupées.

Disponibles en version féminine ou masculine, ces jouets seront commercialisés (il s'agit pour l'instant de poupées de promotion) dans un coffret contenant un tube de crème solaire. Car, bien entendu, la démarche de la firme allemande est avant tout commerciale et consiste à faire la promotion de ses crèmes solaires, comme en témoignent les emballages très marketés dans lesquels sont fournies les poupées. Aucune date de mise sur le marché français n'a encore été communiquée.

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mardi 2 juin 2015

Un million de dollars pour "le meilleur professeur du monde"

Un million de dollars pour "le meilleur professeur du monde"

Un million de dollars pour "le meilleur professeur du monde": tel est le montant promis par une riche fondation dédiée à l'éducation au gagnant d'un concours international qui a pour objectif de valoriser le métier d'enseignant.

meilleur professeur
Les candidats, professeurs du public ou du privé, de la maternelle à la fin du lycée, peuvent s'inscrire du 29 mai au 10 octobre en remplissant un dossier sur le http://www.globalteacherprize.org/fr/. Le concours organisé par la fondation Varkey, qui se tient pour la 2e année, est ouvert aux professeurs de tous les pays, mais la première édition n'avait réuni que dix candidatures françaises sur un total de 1.300 provenant de 127 pays.

Parmi les critères retenus par le jury figurent l'utilisation de "pédagogies innovantes et efficaces et produisant des résultats tangibles sur l'apprentissage des élèves", "la reconnaissance des accomplissements du professeur dans la classe par ses élèves, collègues et autres membres de la collectivité", "la participation à des débats publics sur le métier d'enseignant via des articles, blogs, conférences", etc.

La fondation a été créée par la famille Varkey, des Indiens immigrés dans les années 50 aux Emirats arabes unis, alors protectorat britannique. Ils y font fortune en créant des réseaux d'écoles privées, au début destinées aux enfants des expatriés occidentaux ou du sous-continent indien venus dans le Golfe après le boom pétrolier.

Le groupe, baptisé GEMS, détient et gère aujourd'hui des dizaines d'écoles privées dans quelque 70 pays, dont la Grande-Bretagne, selon le site de la société. La fondation travaille dans le secteur de l'éducation: elle accorde des bourses à plusieurs associations, forme des professeurs en Afrique (Ouganda et bientôt Ghana) et promeut le métier d'enseignant. C'est dans le cadre de ce troisième volet qu'elle a lancé en 2014 le prix du "meilleur professeur du monde".

"L'excellence dans une salle de classe"

"On connaît tous des noms d'avocats, de chefs d'entreprise, de personnalités dans le secteur des nouvelles technologies, mais il y a peu d'enseignants suffisamment célèbres pour servir de modèle" à la jeune génération, regrette Vikas Pota, directeur de la fondation, lors d'un entretien avec l'AFP. Une étude conduite par ses services il y a trois ans dans plusieurs pays montrait qu'en France, moins d'un tiers des parents encourageraient leurs enfants à s'engager dans cette profession si ces derniers en exprimaient l'envie.

Le gagnant de la première édition, annoncé en mars 2015, est une enseignante américaine, Nancie Atwell, qui enseigne dans une école du Maine une méthode innovante pour encourager les élèves à lire et améliorer leur expression écrite. Elle a fait don du prix à son école. Parmi les dix finalistes figuraient deux Américains, un Cambodgien, un Haïtien, un Afghan, un Anglais... Ils ont été départagés par un panel d'une soixantaine de personnalités, des professeurs, scientifiques, chefs d'entreprise, journalistes et même l'acteur américain Kevin Spacey, qui selon Vikas Pota s'intéresse de près aux questions éducatives.

meilleur professeur

Le prix "n'a pas vocation à récompenser un travail humanitaire", précise Vikas Pota. "Il récompense l'excellence dans une salle de classe". Des prix saluant "le meilleur prof" existent dans plusieurs pays, mais celui de la fondation Varkey est le plus richement doté et le seul à accepter des candidatures du monde entier. Si la fondation souhaite revaloriser le métier d'enseignant avec ce type de concours international, Vikas Pota admet bien évidemment que d'autres facteurs entrent en jeu, dont le statut, le salaire, les conditions de travail...

Reste à savoir si les professeurs français se laisseront tenter par l'aventure, ce genre de distinctions ne correspondant pas à la culture du milieu enseignant dans l'Hexagone.

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lundi 1 juin 2015

Partez à la recherche de vos sept sosies

Partez à la recherche de vos sept sosies

Chacun d’entre nous aurait, à travers le monde, sept personnes lui ressemblant parfaitement. C’est en partant de ce principe que trois amis Irlandais, aidés par les réseaux sociaux, se sont lancés à la recherche de leurs sosies, avec des résultats étonnants. Ils aident désormais les autres à le faire.

Même teint pâle, mêmes yeux bleus, même sourire, même longueur de cheveux… La ressemblance est troublante. On pourrait les croire jumelles, et pourtant, Niamh et Karen ne se connaissaient pas encore il y a quelques semaines. Les deux femmes, qui n’ont aucun lien de parenté, ne se seraient peut-être même jamais rencontrées sans l’intervention de trois amis Irlandais déterminés à trouver leurs sosies.

Baptisé « Twin Strangers », leur projet s’inspire d’une croyance populaire : nous aurions tous, à travers le monde, sept personnes nous ressemblant parfaitement. Une journaliste anglaise, Sophie Robehmed, s’était lancée dans une quête similaire, en 2011, pour les besoins d’un article. Niamh, Harry et Terence y ont ajouté une limite de temps : 28 jours, pas plus.

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(Harry, Niamh et Terence ont cherché leur sosie pendant 28 jours. Photo : twinstrangers.com)

Deux semaines ont suffi à Niamh pour relever le défi. Après avoir « bombardé » les réseaux sociaux et reçu des centaines de propositions du monde entier, la Dublinoise de 26 ans a finalement trouvé son double à une cinquantaine de kilomètres de chez elle. Alertée par une émission de radio, Karen Branigan, 29 ans, lui a fait parvenir de Drogheda une photo aux similarités étonnantes. Bonne pioche.
Les deux inconnues décident alors de se rencontrer. 

« C’était vraiment bizarre, raconte Niamh. Elle me ressemble davantage que mes propres sœurs. Je ne pouvais pas m’arrêter de la regarder. J’avais l’impression de me voir dans certaines de ses expressions faciales. » Une séance de maquillage permet d’accentuer la ressemblance. Coiffées et habillées de la même façon, elles semblent avoir été clonées. L’illusion est parfaite.

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(Des internautes tentent leur chance via la page Facebook de Twin Strangers. Photo : Facebook Twin Strangers)

Harry et Terence, de leur côté, ont eu moins de chance. Le premier, un étudiant d’une vingtaine d’années à la coupe de cheveux soignée, a bien eu quelques touches en Scandinavie, mais rien d’aussi convaincant que son amie. Originaire du Zimbabwe, le second a concentré ses recherches sur les communautés africaines, sans avoir beaucoup plus de réussite. « Les filles sont peut-être plus intéressées par ce genre d’expérience », se demande-t-il.

Le pouvoir des réseaux sociaux

Poussés par leur « curiosité », les trois compères ont été surpris par le « pouvoir » des réseaux sociaux. « Nous avons commencé par nos cercles d’amis respectifs, sur Facebook et Twitter, et le message s’est rapidement propagé. Dès le deuxième jour, certains médias irlandais et britanniques avaient déjà relayé notre initiative et c’est devenu viral », explique Niamh, présentatrice d’une web TV féminine.

Les retombées ont largement dépassé les espérances du trio, qui s’explique difficilement la « fascination » exercée par le sujet. « Je crois que cela montre surtout que nous ne sommes pas aussi uniques que nous le pensons », avance la jeune femme, presque dépassée par les événements de ce qui n’était au départ qu’un « simple défi entre amis ».

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(Le photographe canadien François Brunelle parcourt le monde depuis une quinzaine d’années pour immortaliser côte à côte des inconnus aux traits familiers. Photos : François Brunelle)

Depuis plusieurs semaines, la boîte mail du projet déborde de messages d’internautes des quatre coins de la planète priant de les aider à trouver leur « doppelgänger » (sosie), un mot d’origine allemande parfois utilisé en anglais. Incapables de traiter chaque demande individuellement, les trois Irlandais de « Twin Strangers » viennent de mettre ligne une base de données destinée à faciliter les recherches.

Il suffit d’y télécharger sa photo et de renseigner plusieurs critères physiques, comme la forme du visage, des yeux, du nez et des lèvres. Le nouveau système a déjà donné quelques résultats. Faustine, une jeune Française, pense ainsi avoir trouvé à l’étranger, avec Alice, l’un de ses sept doubles. « Nous avons beaucoup de points communs, s’étonne-t-elle. Je pense en avoir un autre dans ma propre ville car mes proches me disent souvent m’avoir aperçue alors que ce n’était pas moi. »

Niamh, Harry et Terence ne sont pas les seuls à vouloir rapprocher les sosies qui s’ignorent. Le photographe canadien François Brunelle parcourt le monde depuis une quinzaine d’années maintenant pour immortaliser côte à côte des inconnus aux traits familiers. Un projet inspiré par sa propre ressemblance avec Rowan Atkinson, l’interprète de Mister Bean

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